Quelle humiliation d'en être réduit à tendre la main pour obtenir une peu d'argent. Nombreux sont ceux qui considèrent la mendicité dans les rues comme une honte. Honte pour celui qui la pratique, mais honte aussi pour le passant, tiraillé entre l'idée de donner quelque chose (soyons charitable !) ou ne rien donner du tout (n'encourageons pas la paresse !). Honte encore pour toute la société qui affiche ainsi son défécit de prospérité. Une atteinte pénible à l'image. Que vont en penser les touristes ?
Interdisons ces comportements honteux !
Un club de foot est fier de pouvoir annoncer que son opération de financement participatif a permis de réunir les 40’000.- francs destinés à la formation (FC Lausanne-Sport). Une startup est fière d'avoir pu créer, grâce une opération de crowdfunding, le premier lubrifiant vaginal éco-responsable (My Lubie). Et quelle fierté, pour ce vidéaste, de voir projeté en salle son premier film réalisé grâce à un financement participatif (Arthur Leblond). Quant à ce chevrier, il est fier d'avoir réussi à récolter, grâce à un financement participatif, les fonds nécessaires à la construction d’une chèvrerie (Mickaël Denneval).
Je doit bien avouer un certain étonnement : pourquoi la mendicité dans les rues est une pratique honteuse, alors que la mendicité sur Internet est un source de fierté.Avec le numérique, tout devient féerique.